Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent ?
Arthur Schnitzler

Sans le son, ou presque…

Où l’on rencontre un compositeur qui n’a pas vraiment d’oreille.

Ludwig van Beethoven, 9e symphonie, composé en 1824, interprété par l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Il y a 200 ans, Beethoven composait l’une de ses œuvres musicales les plus célèbres : sa 9e symphonie. À l’époque, il avait un peu plus de 50 ans et n’entendait plus très bien. Eh oui, depuis l’âge de 26 ans, il devenait chaque année de plus en plus sourd.

Alors, comment faisait-il pour s’assurer que sa symphonie était à la hauteur de ce qu’il désirait ? D’abord, son cerveau était capable d’imaginer de la musique, ce qui lui permettait d’avoir comme une salle de concert à l’intérieur de sa tête ! Mais le compositeur allemand avait aussi un "truc" : il utilisait un piano sans pieds, posé à même le sol, et s’asseyait lui aussi directement par terre.

Et cela l’aidait à entendre la musique ? Oui et non. En fait, il ressentait la musique à travers son corps. Car les sons ne sont pas seulement perçus par les oreilles : les vibrations sonores peuvent aussi se percevoir à travers notre sens du toucher. Découvrons tout cela dès maintenant !

Joseph Carl Stieler, Beethoven composant la Missa Solemnis, 1819-1820, huile sur toile, Beethoven-Haus, Bonn