Dip dop doo !

Où l’on découvre que parfois, c’est mieux sans les paroles.

Louise Armstrong et les Hot Five, Heebie Jeebies, 1926

Notre histoire se passe en 1926, pendant l’enregistrement d’une chanson de jazz. C’est le grand musicien Louis Armstrong qui est derrière le micro. Comme il ne connaît pas encore les paroles par cœur, elles sont écrites sur une feuille posée devant lui. Tout se passe parfaitement bien jusqu’à ce que le papier glisse par terre. Armstrong va-t-il devoir s’arrêter et recommencer toute la chanson du début ?

Eh non ! Lancé dans la musique, il continue en inventant de nouvelles paroles au fur et à mesure. Les musiciens de jazz font souvent ça. On dit qu’ils improvisent. Pourtant, dans le studio, tout le monde est étonné… Louis Armstrong ne chante pas des mots qui se comprennent, mais des bruits rigolos comme "dip dop doo di doo".

C’est la première fois que quelqu’un fait de la musique avec sa bouche de cette façon dans une chanson enregistrée. Et le plus incroyable, c’est qu’avec ces bruits, la chanson est encore mieux !

Personnage du Petit Peuple, Brecht Evens